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	<title>Divers Archives - Aiki Mindfulness</title>
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	<description>Équilibre et bien-être avec aïki mindfulness</description>
	<lastBuildDate>Sat, 09 Sep 2023 17:43:13 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Reprise 19 septembre</title>
		<link>https://www.aiki-mindfulness.com/reprise-19-septembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Sep 2023 17:43:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Reprise des cours le mardi 19 septembre 2023 au dessus de la médiathèque. À très bientôt.</p>
<p>L’article <a href="https://www.aiki-mindfulness.com/reprise-19-septembre/">Reprise 19 septembre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.aiki-mindfulness.com">Aiki Mindfulness</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Reprise des cours le mardi 19 septembre 2023 au dessus de la médiathèque. À très bientôt.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Faire connexion » article complet</title>
		<link>https://www.aiki-mindfulness.com/faire-connexion-article-complet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Jul 2022 21:39:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La perception de la violence a beaucoup évolué selon les époques. Sa présence dans les activités physiques et sportives également. Aujourd’hui, la majorité des pratiquants souhaitent éviter un rapport à la violence et sa conséquence interne, le stress. Peut-on définir la violence ? Si l’on demande à plusieurs personnes de citer des exemples de violence, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La perception de la violence a beaucoup évolué selon les époques. Sa présence dans les activités physiques et sportives également. Aujourd’hui, la majorité des pratiquants souhaitent éviter un rapport à la violence et sa conséquence interne, le stress.</strong></p>
<p><span id="more-1185"></span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on définir la violence ?</h2>



<p>Si l’on demande à plusieurs personnes de citer des exemples de violence, les premiers proposés seront probablement des exemples de violence physique : guerre, terrorisme, agression, affrontement, etc. Après un temps de réflexion, ces personnes proposeront peut-être des exemples de violences psychologiques : violences conjugales, harcèlement (moral, sexuel ou téléphonique), au foyer, à l’école, au travail. Il est d’ailleurs difficile de séparer les deux, les violences physiques ont des conséquences psychologiques. Les personnes interrogées pourraient même avancer que nous vivons une période très violente. Si on se replace dans une perspective historique longue, les chiffres montrent le contraire. C’est le sujet du livre « La part d'ange en nous », de Steven Pinker qui déclare : « Nous vivons probablement à l’époque la moins violente de toute l’histoire humaine. » Pinker étudie essentiellement la violence physique et les homicides. Qui connait la révolte d’An Lushan en Chine au VIIIe siècle ? Elle aurait fait 36 millions de morts. Oui, vous avez bien lu, 36 millions de morts. Un décalage existe entre la perception de la violence et sa réalité. C’est un biais cognitif bien connu. La baisse des violences physiques de type homicides nous fait percevoir de façon plus sensible les violences psychologiques. La violence peut donc prendre de nombreuses formes. Sa définition est complexe. Les définitions juridique, sociologique, anthropologique, historique de la violence ne sont pas les mêmes. Il existe une autre forme de violence, celle de la nature : tremblement de terre, tsunami, cyclone, tempête, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Violence et société, sports et arts martiaux</h2>



<p>L’étymologie du mot violence est très instructive. Il nous vient du latin <em>violencia </em>et <em>violentus </em>découlant du mot grec <em>bia </em>signifiant « la force vitale » ou « la force ». Le latin vis est ainsi intimement lié à l'idée même de la vie, à la force vitale qu'est le bios grec que l’on retrouve dans le mot biologie. Il y a donc une dimension positive dans l’histoire du mot violence qui est oubliée dans son utilisation aujourd’hui. Cet aspect positif est très proche de la notion d’énergie vitale que l’on connait bien dans les modèles d’énergie extrême-orientaux que sont le <em>Qi </em>chinois, le <em>Ki </em>japonais et le <em>Prana </em>indien. Dans cette approche, la violence est donc inhérente à la vie. S’il y a trop de vis, d’énergie, il y a de la violence. S’il n’y a pas assez de vis : c’est la porte ouverte aux maladies, à la mort. II faut trouver un équilibre. L’enjeu n’est pas de faire disparaître la violence, mais de la maitriser, de la contrôler.</p>



<p>Chaque société humaine propose un équilibre de la violence. La loi encadre et indique ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. La loi peut évoluer, ce qui était acceptable naguère ne l’est pas forcément aujourd’hui. En France, il n’est pas autorisé que chaque citoyen se promène avec une arme sur soi comme un Jo pour gérer sa propre sécurité. C’est l’État qui la prend en charge. Mais comment faire respecter l’ordre sans une dose de violence ? Les citoyens délèguent cette dose de violence à la puissance publique. C’est que le sociologue allemand Max Weber appelait le monopole de la violence physique légitime. Lorsque l’usage de la force par les policiers dépasse la norme légale de son emploi, on parle alors de violences policières. Dans une société du confort et du droit, où les comportements sont de plus en plus réglementés et normés, la sensibilité à la violence peut augmenter. D’où les problèmes de perception évoqués ci-dessus.</p>



<p>Le sport est un exemple de stratégie pour maitriser et canaliser la violence dans un cadre réglementé. L’évolution historique du sport peut être comprise comme un processus de socialisation apaisé qui se caractérise par la neutralisation et/ou l’évacuation de la violence au moyen de la mise en place de règles de plus en plus précises. De la soule médiévale au football (encore que la filiation soit discutée), des tournois de chevalerie à l’escrime moderne, etc. Certains sports ou pratiques possèdent la caractéristique de mettre au centre de leur activité la violence. Ce sont les sports de combat, les arts martiaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Propagation de la violence : neurones miroirs</h2>



<p>Si historiquement, la violence semble diminuer dans nos sociétés, elle est toujours présente. Comment se propage-t-elle ? Certains chercheurs proposent un modèle où la violence se propagerait par contagion comme le fait un virus. Cela n’explique pas comment se déroulerait cette contagion. Des chercheurs (Marco Iacoboni, par exemple) suggèrent que le fonctionnement des neurones miroirs pourrait expliquer la contagion de la violence. Retour sur cette découverte essentielle de la fin des années 1990. Lorsque nous voyons quelqu’un faire une action (saisir un objet, par exemple), des neurones spécifiques s’activent dans les zones de notre cerveau qui permettraient de faire la même action. D’où le nom de neurones miroirs. Il semble que ce soit un mécanisme automatique extrêmement profond et ancien, partagé par beaucoup d’espèces animales. C’est le substrat physiologique de l’imitation qui est la base essentielle de l’apprentissage. On apprend un geste en le voyant faire et en le reproduisant. Notre cerveau est câblé pour cela. Mais ce mécanisme va plus loin. Une hypothèse aujourd’hui raisonnable est que plus que le mouvement, c’est l’intention derrière l’action qui est détectée. Ce serait la base physiologique de l’empathie ; cette faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui, de percevoir de qu'il ressent. Il y a débat sur la profondeur de cette empathie. Si je perçois son intention, je peux anticiper ses actions. C’est un des objectifs des arts martiaux. Si je ressens la même émotion que lui, il s’agit alors d’une empathie émotionnelle. Dans le cas des arts martiaux, il y a clairement danger, le pratiquant ne maitrise plus ses émotions.</p>



<p>Ce que démontrent les neurones miroirs c’est que nous sommes automatiquement influencés par ce que nous voyons. C’est l’idée de contagion. Nous pouvons faire chaque jour cette expérience avec le rire par exemple. Cela concerne aussi la violence. Nous avons tous été les témoins d’une altercation où le ton monte, chaque phrase étant plus violente que la précédente. Il peut même arriver que les protagonistes en viennent aux mains dans une surenchère permanente. Cela peut se terminer très mal. Le mardi 28 mai 2019, à Paris, après un simple accrochage entre un bus et une voiture, les deux chauffeurs s’invectivent, puis passent à des échanges de coups et enfin dans un geste délibéré, le chauffeur de bus écrase l’autre personne contre un autre bus. Exemple affligeant d’un simple accident de la circulation qui se termine par un « homicide volontaire ». L’Aïkido et les arts martiaux nous apprennent à prendre le contrôle de nos émotions pour ne pas rentrer dans cette spirale. Donc à gérer sans le savoir nos neurones miroirs. Cela ne se fait pas sans effort et avec l’aide d’une attention soutenue sur notre ressenti. Il est extrêmement clair qu’une approche mindfulness – la plupart du temps traduit par « pleine conscience » même si je préfère « pleine attention » – fournit des outils pour maitriser et contrôler l’activation de ces neurones miroirs. Tous les arts martiaux développent une approche mindfulness. C’est inhérent à leur activité même si elle n’est pas explicitement revendiquée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réponse interne à la violence : le stress</h2>



<p>Confrontée à une violence qui vient de l’extérieur, une des réponses de notre organisme est le stress. C’est une réponse interne. Le mot stress est devenu tellement commun qu’il est utilisé à toutes les sauces. Il n’est pas inutile de rappeler que c’est un phénomène mis en évidence par Hans Selye dans les années 1920 puis théorisé après la Seconde Guerre mondiale. Pour Selye, il s’agit d’un S.G.A. (Syndrome Général d'Adaptation). Cela se traduit par une augmentation du niveau d’activation de notre organisme. Le corps mobilise ses ressources dans différents systèmes (moteur, hormonal, nerveux, cardiaque, etc.) pour s’adapter, pour faire face à une situation, une menace que l’on peut qualifier de stressante. Aujourd’hui, il existe une tendance d’expliquer tout par le stress comme s’il s’agissait d’une cause externe. Récemment une publicité télévisuelle commençait par : « On peut laisser le stress nous prendre la tête ». Comme si le stress était externe et nous agressait. Insistons sur le fait que le stress est une réponse interne à une situation externe (stressante). Le stress n’est pas mauvais en soi, puisqu’il est une réponse naturelle adaptative. Par contre, être dans une situation qui nécessite que l’organisme réagisse sans arrêt, cela devient un stress chronique qui se traduit par des états inflammatoires et une baisse du système immunitaire. L’importance prise par le stress dans nos sociétés modernes n’est pas essentiellement liée aux violences physiques, mais à une pression sociétale, technologique : sentiment d’accélération du temps, compétition, efficacité, performance, être connecté en permanence, bombardement perpétuel d’informations (plutôt stressantes d’ailleurs), etc. Ce stress chronique peut également se terminer en burnout ou syndrome d'épuisement professionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La motivation des pratiquants : pas de stress</h2>



<p>Les arts martiaux ont pour caractéristique de proposer une situation d’étude qui est un conflit. Un conflit mis en scène certes, mais un affrontement tout de même. On fait comme si. Les enseignants discutent sans fin et avec raison d’ailleurs qu’elle doit être la part de vérité dans cet affrontement. Suivant le choix de l’enseignant, la pratique sera orientée self défense et efficacité ou maîtrise et contrôle. La conséquence concrète, c’est qu’il s’agit d’une situation qui génère du stress. « Il m’attaque Shomen uchi, je dois me déplacer pour éviter la frappe. De quel côté ? Quel déplacement ? Et le temps m’est compté sinon je suis touché. Etc. » L’enseignant peut moduler le niveau de stress ressenti en fonction de son public, en variant la difficulté des exercices et en choisissant les objectifs. C’est même une de ses compétences. Comme nous allons le voir, la violence réelle ou simulée des arts martiaux rebute la grande majorité des potentiels pratiquants, car elle génère du stress. On pourrait arguer que parce qu’il y a du stress, on apprend mieux à le maitriser et à diminuer le stress. Les arts martiaux vont donc développer des qualités qui ne sont pas présentes dans d’autres pratiques. En voici deux assez caractéristiques :</p>



<p><br /><em>ZANSHIN : État de vigilance permanent.</em></p>



<p><em>KAMAE : État mental de vigilance qui permet la présence et la connexion. Point de départ. Placement, position que l'on prend avant l'engagement de l'attaque</em></p>



<p>On arrive à un paradoxe. Un des objectifs des arts martiaux est la maitrise de la violence du partenaire et de mon propre stress. Mais statistiquement une grande partie de la population ne souhaite pas retrouver en situation de stress dans une activité sportive.</p>



<p>Depuis quelques dizaines d’années, il y a consensus entre les chercheurs pour constater une mutation profonde dans la demande sociale de pratique sportive. Cette demande se structure de plus en plus autour de la santé, du loisir, de la convivialité, de la nature, et de moins en moins autour de la compétition. L’offre des pratiques sportives a longtemps été pensée par les fédérations pour la compétition. Mais l’obligation de résultat, de performance, les risques de dévalorisation en cas d’échecs génèrent du stress. Aujourd’hui, 71 % des amateurs pratiquent hors structure. Concrètement, alors que beaucoup d’objectifs sont communs, une très importante partie des pratiquants vont vers le Yoga, le Gi gong et autres plutôt que le Judo, le Karaté, le Taï chi, l’Aïkido, etc. (aucune hiérarchisation dans mon esprit). Comparons les chiffres du Yoga et de l’Aïkido. Pour l’Aïkido, ils sont disponibles sur le site du ministère. Le nombre de licences des deux fédérations d’Aïkido agréées était en 2018 de 50 000 (49 998 exactement). Si on rajoute les pratiquants hors fédérations agréées, comptons large, cela fait environ 60 000 aïkidokas en France. Ces chiffres sont plutôt en baisse. On dit souvent, sans avoir de chiffres vraiment officiels, que la France est le pays où il y a le plus d’aïkidokas après le Japon. Il y aurait donc moins de 60 000 pratiquants aux États-Unis. Les dernières études comptabilisent 36 millions de pratiquants de Yoga aux États-Unis et environ 2,6 millions en France (dont 80 % de femmes). L’évolution est clairement à la hausse sur plusieurs années. La différence entre les chiffres est plus que saisissante. 83 % des pratiquants de Yoga donnent comme première raison du choix de l’activité : « pour évacuer le stress ». La majorité des personnes ne souhaitent pas retrouver dans une pratique sportive de la tension, de la vigilance, du <em>zanshin </em>ou du <em>kamae</em>. La pratique des arts martiaux n’est pas dans l’air du temps. Mais dans le yoga il y a peu d’interactions avec d’autres pratiquants même s’il existe des variantes à deux ou plusieurs. Il est très courant d’entendre : « quand je fais du yoga, je suis dans ma bulle ». Une espèce de retrait du monde pour quelques instants sans interaction physique avec l’extérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aïki Mindfulness</h2>



<p>Ce refus d’une grande partie de la population d’aller vers une discipline martiale est une des raisons (parmi d’autres) qui m’a amené à créer l’Aïki Mindfulness. Discipline de relation mais sans affrontement et accessoirement sans chutes. Elle ne s’adresse pas au même public. La situation d’étude n’est plus un conflit. Ce n’est donc pas un art martial. Une partie de la pratique se déroule à deux pour éviter cette tendance « bulle » et développer une relation <em>Aïki</em>. Conséquence : le travail est lent car ce n’est pas <em>Uke</em> qui détermine la vitesse par son attaque. Cela permet de faire des mouvements avec plus d’amplitude et de mettre l’accent sur la dimension mindfulness : porter une grande attention au ressenti physique et mental. L’objectif de l’Aïki Mindfulness n’est pas de gérer une violence externe mais plutôt de gérer d’abord l’interne pour aller vers l’externe : « faire connexion » pour un rééquilibrage postural, émotionnel et relationnel.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;effet Mindfulness</title>
		<link>https://www.aiki-mindfulness.com/leffet-mindfulness/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Nov 2018 23:09:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[attention]]></category>
		<category><![CDATA[cerveau]]></category>
		<category><![CDATA[effet jogging]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Le numéro 3594 de Télérama (28 novembre 2018) propose un article d&#8217;Olivier Tesquet : L&#8217;abus de smartphone rend-il idiot?(1). Beaucoup d&#8217;idées intéressantes sont relayées dans ce papier qui sont assez proches de mes préoccupations. Le titre rappelle celui de l&#8217;article de Nicholas Carr publié en 2008 : Is Google Making Us Stupid ? What [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Le numéro 3594 de Télérama (28 novembre 2018) propose un article d&rsquo;Olivier Tesquet : <em>L&rsquo;abus de smartphone rend-il idiot?</em><a href="#web">(1)</a>. Beaucoup d&rsquo;idées intéressantes sont relayées dans ce papier qui sont assez proches de mes <a href="https://blog.formations-musique.com/" target="_blank" rel="noopener">préoccupations</a>. Le titre rappelle celui de l&rsquo;article de Nicholas Carr publié en 2008 : <em>Is Google Making Us Stupid ? What the Internet is doing to our brains.</em><a href="#carr">(2)</a></p>
<p><span id="more-535"></span></p>
<p><a href="https://www.telerama.fr/monde/le-smartphone,-un-objet-intelligent-qui-rend-idiot,n5908089.php" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-546" src="https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/telerama-3594-.jpg" alt="" width="771" height="1000" srcset="https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/telerama-3594-.jpg 771w, https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/telerama-3594--231x300.jpg 231w, https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/telerama-3594--768x996.jpg 768w" sizes="(max-width: 771px) 100vw, 771px" /></a></p>
<h2>Les comportements</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;article commence par un constat que tout le monde peut faire autour de lui : l&rsquo;importance qu&rsquo;a pris le smartphone dans les habitudes des Français.  Quelques chiffres sont donnés qui font assez peur (enfin à moi en tout cas). Exemples :</p>
<ul>
<li>41 % le consultent au milieu de la nuit ;</li>
<li>20 % le regardent moins de 5 min après leur réveil ;</li>
<li>23 % consultent leur smartphone moins de 5 min avant de s&rsquo;endormir ;</li>
<li>Etc.</li>
</ul>
<p><a href="https://www2.deloitte.com/fr/fr/pages/technology-media-and-telecommunications/articles/usages-mobiles-2016.html" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-551" src="https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/mobile-survey-2016_infographie.png" alt="" width="780" height="640" srcset="https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/mobile-survey-2016_infographie.png 780w, https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/mobile-survey-2016_infographie-300x246.png 300w, https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/mobile-survey-2016_infographie-768x630.png 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /></a></p>
<p>Olivier Tesquet interroge sur ces comportements Pierre-Marc de Biasi, directeur de recherche émérite au CNRS et auteur de <em>Le Troisième Cerveau. Petite phénoménologie du smartphone </em>(CNRS éditions, 2018) :</p>
<blockquote><p>C’est tout sauf un objet simple ! C’est d’abord un objet industriel qui vise à conquérir le monde. C’est une prothèse humaine, sociologique, culturelle et technologique. C’est aussi le lieu de la prise en charge, du calcul, du stockage, de l’enregistrement. Et surtout c’est l’objet qu’on tient dans la main, comme un silex des temps modernes.</p></blockquote>
<p>On notera le terme de prothèse qui rappelle les recherches d&rsquo;André Leroi-Gourhan (1911-1986), <em>Le geste et la parole</em> (Albin Michel, 1964). Cette notion met l&rsquo;accent sur notre extérieur et l&rsquo;outil comme une extension de notre corps pour interagir avec l&rsquo;environnement. L&rsquo;image du « silex des temps modernes » est donc très pertinente.</p>
<blockquote><p>Les prothèses techniques sont consubstantielles de notre humanité. Homo « habilis », homo « faber ». La main et l’outil se sont formés ensemble ainsi que nous le démontraient les travaux magistraux du préhistorien André Leroi-Gourhan.<a href="#vallon">(3)</a></p></blockquote>
<p>La question fondamentale est : l&rsquo;utilisation du smartphone (et de tous les objets techniques connectés) modifient-ils notre cerveau ? Et la réponse est &#8230; oui et non.</p>
<p><strong>Non. </strong>Car, comme le rappelle Elena Pasquinelli, philosophe, spécialiste des sciences cognitives et membre du Conseil scientifique de l’Education nationale interrogée par Olivier Tesquet :</p>
<blockquote><p>La structure fondamentale de notre cerveau est identique à celle d’un chasseur-cueilleur il y a dix mille ans.</p></blockquote>
<p><strong>Oui.</strong> Car nous avons déjà de nombreuses preuves de ces modifications mais pas au niveau de la structure mais au niveau du câblage du cerveau, c&rsquo;est à dire de la reconfiguration des connexions entre neurones. Le fait qu&rsquo;il y ait des modifications au niveau du câblage de notre cerveau n&rsquo;est pas un problème en soi, c&rsquo;est son mode naturel de plasticité. Chaque opération de notre cerveau, chaque interaction avec notre extérieur et notre intérieur (rappel de la mémoire par exemple) modifie notre cerveau. La question aujourd&rsquo;hui est : y a t-il quelque chose de spécifique avec le numérique, avec le rapport aux écrans (qui, on l&rsquo;aura remarqué, n&rsquo;existaient pas il y a dix mille ans) sur le fonctionnement de notre cerveau ? Voici deux exemples &#8211; parmi de nombreux autres &#8211; où la technologie de diffusion (analogique ou numérique) dans le domaine artistique pose question.</p>
<h3>Cinéma : numérique vs pellicule</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que change, dans notre cerveau, le fait de regarder un film tourné avec une pellicule argentique (analogique) ou avec des caméras numériques ? Vaste débat. Certains réalisateurs font des choix radicaux. Christopher Nolan, Quentin Tarantino et Paul Thomas Anderson tournent en pellicule analogique. Geoffrey Macnab dans un <a href="https://www.independent.co.uk/arts-entertainment/films/features/dunkirk-film-digital-christopher-nolan-quentin-tarantino-paul-thomas-anderson-lawrence-of-arabia-a7918586.html https://www.oscars.org/events/movies-your-brain-science-cinematic-perception" target="_blank" rel="noopener">article de The Independent</a> se demande si on ne pourrait pas voir un retour de la pellicule analogique au cinéma comme on voit actuellement un retour du disque vinyle analogique dans la musique enregistrée. Il y a de très nombreux sites qui discutent de la comparaison entre analogique et numérique au cinéma. Quelques exemples .</p>
<ul>
<li><a href="https://indiefilmhustle.com/film-vs-digital/" target="_blank" rel="noopener">https://indiefilmhustle.com/film-vs-digital/</a></li>
<li><a href="https://www.oscars.org/events/movies-your-brain-science-cinematic-perception" target="_blank" rel="noopener">https://www.oscars.org/events/movies-your-brain-science-cinematic-perception</a></li>
<li><a href="https://psychneuro.wordpress.com/2016/04/26/how-movies-control-your-mind/" target="_blank" rel="noopener">https://psychneuro.wordpress.com/2016/04/26/how-movies-control-your-mind/</a></li>
<li><a href="https://www.telerama.fr/sortir/pellicule-vs-numerique-le-cinema,-cetait-mieux-avant,n5911149.php" target="_blank" rel="noopener">https://www.telerama.fr/sortir/pellicule-vs-numerique-le-cinema,-cetait-mieux-avant,n5911149.php</a></li>
</ul>
<h3>Livre : papier vs écran</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le même débat a lieu autour du livre. Il existe sur cette question des études scientifiques<a href="#livre">(4)</a>. Il semble que la lecture sur un livre papier favorise une vision, une compréhension globale alors que la lecture sur un écran favorise les détails. La vidéo suivante est instructive. Son titre est « Un magazine est un iPad qui ne marche pas ». Comme le dit l&rsquo;auteur (le père de la petite fille) : « Pour ma fille de 1 an, un magazine est un iPad qui ne marche pas [&#8230;] Steve Steve Jobs a codé une partie de son OS » (une partie des connexions dans son cerveau).</p>
<p><iframe loading="lazy" title="A Magazine Is an iPad That Does Not Work.m4v" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/aXV-yaFmQNk?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<h2>L&rsquo;impact sensitif</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>De façon plus générale, je m&rsquo;intéresse &#8211; <a href="https://blog.formations-musique.com/" target="_blank" rel="noopener">en particulier dans le monde des bibliothèques</a> &#8211; depuis plusieurs années à la question suivante : avec le numérique que gagne t-on et que perd-on ? La notion d&rsquo;impact sensitif permet de proposer une piste. Comment nos sens traduisent une situation dans laquelle nous sommes (ici c&rsquo;est l&rsquo;écoute de la musique) ? Quel impact (sensitif) a t-elle ? Ensuite la façon dont nous percevons cette situation (nous en prenons conscience ou pas) est une autre question. Comme le signale Lionel Naccache (chercheur en neurosciences cognitives à l&rsquo;Institut du cerveau et de la moelle épinière) : « Quand il y a perception, il y a interprétation ». L&rsquo;impact sensitif est avant l’interprétation.</p>
<p><a href="https://blog.formations-musique.com/pourquoi-le-vinyle-ne-disparaitra-pas/" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-561" src="https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/impact_halo_musique-768x494.png" alt="" width="768" height="494" srcset="https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/impact_halo_musique-768x494.png 768w, https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/impact_halo_musique-768x494-300x193.png 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></p>
<p>Ce que l&rsquo;on gagne est assez évident (et ce n&rsquo;est limité au numérique), plus la technologie progresse, plus il y a de diffusion et donc d&rsquo;accès à la musique. Mais s&rsquo;il y a quelque chose que l&rsquo;on gagne, il y a quelque chose que l&rsquo;on perd. Ce que l&rsquo;on perd c&rsquo;est l&rsquo;impact sensitif. On part d&rsquo;une situation d&rsquo;immersion totale (le concert) pour s&rsquo;éloigner de la situation originelle et aller vers une situation où l&rsquo;écoute de la musique ne  représente plus qu&rsquo;une petite partie de la situation globale. On pourrait calculer le nombre de récepteurs sensoriels nécessaires pour traduire pour notre cerveau la situation dans laquelle nous sommes. Ce nombre diminue dans les différentes situations présentes sur le schéma ci-dessus au fur et à mesure qu&rsquo;augmente l&rsquo;utilisation de la technologie.</p>
<p>ATTENTION, l&rsquo;impact sensitif n&rsquo;est pas corrélé au plaisir ou au déplaisir que l&rsquo;on ressent. Ils relèvent de la perception. Sinon personne n&rsquo;écouterait de <a href="https://blog.formations-musique.com/que-deviendront-mes-soniels/" target="_blank" rel="noopener">soniel</a> mp3 dans le métro ou ne regarderait un film sur son smartphone comme dans la photo suivante que j&rsquo;ai prise dans un TGV.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-594" src="https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/impact_sensitif2.jpg" alt="Impact sensitif" width="2048" height="1152" srcset="https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/impact_sensitif2.jpg 2048w, https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/impact_sensitif2-300x169.jpg 300w, https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/impact_sensitif2-768x432.jpg 768w, https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/impact_sensitif2-1024x576.jpg 1024w, https://www.aiki-mindfulness.com/wp-content/uploads/2018/11/impact_sensitif2-136x77.jpg 136w" sizes="(max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></p>
<p>Cela rappelle les réflexions (dans un autre contexte) de Théodor Adorno sur la vie mutilée (<em>Minima Moralia : Réflexions sur la vie mutilée</em>, PBP). Le risque avec de plus en plus d&rsquo;outils technologiques est d&rsquo;expérimenter une vie appauvrie sensoriellement.</p>
<h2>L&rsquo;attention</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;article de Télérama est plus focalisée sur la capacité d&rsquo;attention et comment elle est transformée par l&rsquo;utilisation du smartphone. Comme le rappelle Elena Pasquinelli dans l&rsquo;article :</p>
<blockquote><p>Notre ­attention n’est pas divisible. Mon cerveau sait gérer simultanément le geste et la parole, mais quand les tâches demandent de l’attention, il passe de l’une à l’autre comme un jongleur. Ça donne une illusion de simultanéité, alors qu’il s’agit d’un mouvement d’alternance très rapide.</p></blockquote>
<p>Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes (à commencer par quelques-uns de mes étudiants), le cerveau n&rsquo;est pas multitâche. Si vous n&rsquo;êtes pas convaincu, il existe aujourd&rsquo;hui des dizaines d&rsquo;articles scientifiques sur la question. En voici un récent (en anglais) : <a href="https://doi.org/10.1177/0956797618801013" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;illusion du multitâche.</a></p>
<p>Autre point mis en avant dans l&rsquo;article de Télérama : la mauvaise compréhension du fonctionnement de notre cerveau renforcée par l&rsquo;analogie souvent utilisée cerveau = ordinateur. Elena Pasquinelli s&rsquo;inquiète :</p>
<blockquote><p>Le risque, c’est de faire croire aux jeunes qu’ils n’ont plus besoin d’apprendre, qu’il suffit de chercher sur Internet. On considère à tort la mémoire comme un dépôt statique et silencieux, alors qu’elle est en activité chaque fois qu’on la mobilise pour retrouver une connaissance. Ce n’est pas un muscle, c’est une stratégie.</p></blockquote>
<p>Ce qui est important, ce n&rsquo;est pas la somme d&rsquo;informations dont on dispose (le plus souvent à l&rsquo;extérieur de notre cerveau), ce sont les liens que l&rsquo;on crée entre ces informations et le sens qu&rsquo;on leur donne. Je ne peux que confirmer que c&rsquo;est une vraie préoccupation quand je vois comment travaillent certains de mes étudiants. Ce n&rsquo;est pas une thématique nouvelle et elle ne date pas de l&rsquo;apparition de l&rsquo;ordinateur. Voici une magnifique et célèbre citation du traité de Plutarque (environ 46 &#8211; 125) « Comment écouter » :</p>
<blockquote><p>Car l&rsquo;esprit n&rsquo;est pas comme un vase qu&rsquo;il ne faille que remplir. À la façon du bois, il a plutôt besoin d&rsquo;un aliment qui l&rsquo;échauffe, qui fait naître en lui une impulsion inventive et l&rsquo;entraîne avidement en direction de la vérité.<a href="#plutarque">(5)</a></p></blockquote>
<p>Célèbre car on trouve, dans l&rsquo;histoire, de nombreuses variations plus simples de cette idée. Par exemple chez Michel de Montaigne :</p>
<blockquote><p>Éduquer, ce n&rsquo;est pas remplir des vases mais c&rsquo;est allumer des feux.<a href="#montaigne">(6)</a></p></blockquote>
<p>Cette idée met bien en évidence la différence entre « avoir » (ici des informations) et « être ».</p>
<h2>L&rsquo;effet jogging</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois que l&rsquo;on a conscience de tout cela, qu&rsquo;en fait-on ? On peut agir, nous ne sommes pas obligé d&rsquo;utiliser un smartphone. Difficile, je le reconnais, car c&rsquo;est pratique. L&rsquo;enjeu est de trouver un équilibre entre cette pression de l&rsquo;environnement technologique et le fonctionnement « naturel » de l&rsquo;individu (corps et cerveau) car l&rsquo;avancée technologique met en place un paradoxe que Régis Debray appelle « l’effet rétrograde du progrès matériel ». Il se traduit , entre autres, par l&rsquo;effet jogging :</p>
<blockquote><p>La déchéance des membres inférieurs était jadis pronostiquée chez les bipèdes motorisés. Or, moins les citadins marchent, plus ils courent. Au lieu de l’atrophie annoncée, la remusculation. La déstabilisation technologique suscite une restabilisation culturelle. A chaque « bond en avant » dans l’outillage, correspond un « bond en arrière » dans les mentalités<a href="#jogging">(7).</a></p></blockquote>
<h2>L&rsquo;effet Mindfulness</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;effet jogging est un rééquilibrage (déstabilisation-restabilisation) à partir d&rsquo;un trop peu de sollicitation de nos membres inférieurs puisque nous avons à notre disposition de nombreux outils (prothèses) pour éviter de nous en servir et être plus efficace (plus loin, plus vite, plus longtemps). Ce que propose la piste impact sensitif c&rsquo;est un effet <a href="https://www.aiki-mindfulness.com/mindfulness-un-terme-trop-a-la-mode/">Mindfulness (pleine conscience ou pleine attention)</a> ; rééquilibrage à partir d&rsquo;un trop plein de stimuli qui perturbent notre attention sans cesse sollicitée par l&rsquo;environnement numérique.</p>
<p>Ce rééquilibrage, c&rsquo;est l&rsquo;enjeu de la pratique de l&rsquo;aïki mindfulness ou de stages de formation en musique que je propose comme « <a href="http://www.formations-musique.com/formation-continue/ecoute-attentive.php" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;écoute attentive et profonde</a>« .</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p><span id="web">1</span> &#8211; Bizarrement, le titre n&rsquo;est pas le même dans l&rsquo;édition papier et l&rsquo;édition numérique (réservé aux abonnés) : <em>Le smartphone, un objet intelligent qui rend idiot ?</em> : <a href="https://www.telerama.fr/monde/le-smartphone,-un-objet-intelligent-qui-rend-idiot,n5908089.php" target="_blank" rel="noopener">https://www.telerama.fr/monde/le-smartphone,-un-objet-intelligent-qui-rend-idiot,n5908089.php</a></p>
<p><span id="carr">2</span> &#8211; Article publié sur le site <em>The Atlantic</em>, JULY/AUGUST 2008 ISSUE. Nicholas Carr, Is Google Making Us Stupid? What the Internet is doing to our brains.<br />
<a href="https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2008/07/is-google-making-us-stupid/306868/" target="_blank" rel="noopener">https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2008/07/is-google-making-us-stupid/306868/</a><br />
Traduction en français sur le site du Monde, Publié le 05 juin 2009 à 16h47 &#8211; Mis à jour le 18 décembre 2009 à 17h01<br />
<a href="https://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/06/05/est-ce-que-google-nous-rend-idiot_1203030_651865.html" target="_blank" rel="noopener">https://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/06/05/est-ce-que-google-nous-rend-idiot_1203030_651865.html</a><br />
Nicholas CARR en a fait ensuite un livre, <em>Internet rend-il bête ?</em> Robert Laffont, 2011</p>
<p><span id="vallon">3</span> &#8211; Vallon Serge, « Prothèses du Sujet moderne », <em>VST &#8211; Vie sociale et traitements</em>, 2011/2 (n° 110), p. 151-153.<br />
<a href="https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2011-2.htm-page-151.htm" target="_blank" rel="noopener">https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2011-2.htm-page-151.htm</a></p>
<p><span id="livre">4</span> &#8211; <a href="https://www.scientificamerican.com/article/reading-paper-screens/" target="_blank" rel="noopener">https://www.scientificamerican.com/article/reading-paper-screens/</a></p>
<p><span id="plutarque">5</span> &#8211; Plutarque, <em>Comment écouter</em>, Rivage poche, trad. Pierre Maréchaux, p. 67</p>
<p><span id="montaigne">6</span> &#8211; Pour en savoir sur l’utilisation de cette citation voir : <a href="http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?f=2&amp;t=51220" target="_blank" rel="noopener">http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?f=2&amp;t=51220</a></p>
<p><span id="effet">7</span> &#8211; <a href="https://www.mediologie.org/effet-jogging" target="_blank" rel="noopener">https://www.mediologie.org/effet-jogging</a><br />
Voir également : « L&rsquo;effet jogging », <em>Médium</em>, 2005/4 (N°5), p. 154-159. DOI : 10.3917/mediu.005.0154. URL : <a href="https://www.cairn.info/revue-medium-2005-4.htm-page-154.htm" target="_blank" rel="noopener">https://www.cairn.info/revue-medium-2005-4.htm-page-154.htm</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La marche, intensificateur de présence</title>
		<link>https://www.aiki-mindfulness.com/la-marche-intensificateur-de-presence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 19:09:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il existe une longue relation de la marche avec les philosophes à commencer par Socrate. La raison essentielle est que la marche libère l&#8217;esprit, c&#8217;est un « intensificateur de présence » dit ici Frédéric Gros. Bref c&#8217;est du mindfulness. Extrait de l&#8217;émission « Répliques » d’Alain Finkielkraut le 8 juillet 2017. Une des invités est Frédéric Gros, philosophe, auteur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il existe une longue relation de la marche avec les philosophes à commencer par Socrate. La raison essentielle est que la marche libère l&rsquo;esprit, c&rsquo;est un « intensificateur de présence » dit ici Frédéric Gros. Bref c&rsquo;est du mindfulness.</p>
<p>Extrait de l&rsquo;émission « Répliques » d’Alain Finkielkraut le 8 juillet 2017. Une des invités est Frédéric Gros, philosophe, auteur de l&rsquo;ouvrage : « Marcher, une philosophie ».</p>
<p><iframe loading="lazy" title="La marche, &quot;intensificateur de présence&quot; par Frédéric Gros" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/BKn-t94NX-c?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen title="La marche, "intensificateur de présence" par Frédéric Gros"></iframe></p>
<p>Voici la retranscription de cet extrait de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BKn-t94NX-c#">6:15</a> à 7:00:</p>
<p>« Il est fou de constater à quel point on passe, dans une seule journée, des heures et des heures [&#8230;] connecté face à des écrans.</p>
<p>Il me semble ce qui se perd là &#8211; et un des secrets de la marche est sans doute là &#8211; c&rsquo;est la présence elle même.</p>
<p>La marche peut être comprise comme un intensificateur de la présence. On est plus présent à soi-même, aux autres [&#8230;], plus présent aux paysages. »</p>
<p>La photo de marche est de David McDermott. Elle est sous licence CC BY 2.0.<br />
<a href="https://www.flickr.com/photos/mcdermottd/2974938531/" target="_blank" >https://www.flickr.com/photos/mcdermottd/2974938531/</a></p>
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		<title>Mindfulness, un terme trop à la mode ?</title>
		<link>https://www.aiki-mindfulness.com/mindfulness-un-terme-trop-a-la-mode/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 14:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.aiki-mindfulness.com/?p=75</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le terme « mindfulness » est-il devenu trop à la mode ? Très dans l&#8217;air du temps ?  Est-il devenu « mainstream » ? C&#8217;est probable. Objectivement, on peut répondre par l&#8217;affirmative quand sa fréquence d&#8217;apparition devient importante, qu&#8217;il est utilisé à toutes les sauces et pas toujours de façon très pertinente. Il s&#8217;éloigne alors de son sens premier. C&#8217;est un [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le terme « mindfulness » est-il devenu trop à la mode ? Très dans l&rsquo;air du temps ?  Est-il devenu « mainstream » ? C&rsquo;est probable.</p>
<p>Objectivement, on peut répondre par l&rsquo;affirmative quand sa fréquence d&rsquo;apparition devient importante, qu&rsquo;il est utilisé à toutes les sauces et pas toujours de façon très pertinente. Il s&rsquo;éloigne alors de son sens premier. C&rsquo;est un phénomène courant. Un bon exemple de ce décalage est le mot « zen » dont l&rsquo;utilisation dans le langage courant en France n&rsquo;a plus grand chose à voir avec les courants japonais du bouddhisme dont il est issu. On entend même l&rsquo;expression « zénitude ». Un des marqueurs de cet air du temps dans notre société, c&rsquo;est l&rsquo;utilisation que fait la publicité de ces mots en les détournant quelque peu. Rappelons que une des traductions les plus usitées en France de « mindfulness » est « pleine conscience ». On pourrait également proposer « pleine attention à la situation présente » qui est plus précis mais trop long (essayez de le placer dans la conversation).</p>
<p>Bref, la publicité pour le Volvo V90 Cross Country va tourner autour de cette notion de « mindfulness ». Le message global tourne autour de « Live Fully Now » que l&rsquo;on pourrait traduire par « Vivez pleinement l&rsquo;instant présent ». Difficile de faire plus « mindfulness ». La campagne est déclinée en plusieurs langues et en plusieurs longueurs.</p>
<p>Voici un exemple de cette publicité en France d&rsquo;une durée de 1:00</p>
<p><iframe loading="lazy" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/sUWJgHIwcRc?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Voici la version suédoise d&rsquo;une durée de 2&rsquo;51</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Nya Volvo V90 Cross Country - The Get Away Car" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/IcF9NMhN2AQ?feature=oembed"  allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Volvo a poussé très loin le concept. Sur sa chaîne suédoise, c&rsquo;est toute une série d&rsquo;interviews de plusieurs minutes autour de personnalités. Voici celle de Magnus Nilsson restaurateur . Si vous voulez avoir une idée de sa cuisine très scandinave c&rsquo;est <a href="http://www.lepoint.fr/gastronomie/magnus-nilsson-le-show-froid-17-02-2016-2018952_82.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a>.</p>
<p><iframe loading="lazy" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/31XZCMRVexU?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>A t-on besoin d&rsquo;une voiture quel qu’elle soit pour être dans un état de pleine conscience ? Non, mais cette publicité comme tant d&rsquo;autres tente de relier dans notre cerveau une valeur à priori positive que la majorité des individus vont associer avec « mindfulness » et ce modèle particulier de voiture. L&rsquo;annonceur espère un transfert de cette positivité sur ce modèle de voiture dont la traduction concrète pourrait être un achat. Eh, oui ! Il ne faut pas plaisanter, c&rsquo;est quand même du business.</p>
<p>Il est plus simple et moins cher de venir au prochain stage d&rsquo;<a href="https://www.aiki-mindfulness.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Aïki Mindfulness. 😉</a></p>
<p>Le texte très intéressant et très fort vient d&rsquo;un extrait d&rsquo;une intervention du philosophe anglais  (mais qui a vécu longtemps aux USA) Alan Watts spécialiste des religions extrême orientales. Voici le texte original :</p>
<blockquote><p>My goodness, don’t you remember?<br />
When you went first to school,<br />
You went to kindergarten.<br />
And in kindergarten, the idea was to push along so that you could get into first grade.<br />
And then push along so that you could get into second grade, third grade and so on,<br />
Going up and up.<br />
And then you went to high school and this was a great transition in life.<br />
And now the pressure is being put on,<br />
You must get ahead, you must go up the grades,<br />
And finally be good enough to get to college.<br />
And then when you get to college, you’re still going step by step, step by step,<br />
Up to the great moment in which you’re ready to go out into the world.<br />
And then when you get out into this famous world… Comes…<br />
The struggle for success in profession or business,<br />
And again there seems to be a ladder before you,<br />
Something for which are reaching all the time.<br />
And then…<br />
Suddenly, when are about forty or forty-five years old in the middle life,<br />
You wake up one day and say… Huh? I’ve arrived, and by Jove I feel<br />
Pretty much the same as I’ve always felt.<br />
In fact I’m not so sure that I don’t feel a little bit cheated.<br />
Because you see you were fooled.<br />
You were always living,<br />
For somewhere,<br />
Where you aren’t.<br />
And while as I said it is of tremendous use for us,<br />
to be able look ahead in this way and to plan…<br />
There is no use planning for a future,<br />
Which when you get to it and it becomes a present, you won’t be there.<br />
You’ll be living in some other future which hasn’t yet arrived.<br />
And so in this way one is never able<br />
Actually to inherit and enjoy the fruits of one’s actions.<br />
You can’t live at all,<br />
Unless you can live fully,<br />
Now.</p></blockquote>
<p>Et en voici une traduction (merci à Caroline)</p>
<blockquote><p>Bonté divine, vous rappelez-vous?<br />
lorsque vous êtes allé la première fois à l’école,<br />
Vous êtes allé à la crèche.<br />
Puis à la crèche, l’idée était de progresser afin de pouvoir passer en cours préparatoire.<br />
Et puis vous avez continué afin de passer dans les classes supérieures une à une.<br />
Puis, vous êtes allé au lycée, et là ce fut une grande étape dans votre vie.<br />
La pression se fait maintenant plus forte,<br />
Vous devez aller de l’avant, vous devez passer dans les classes supérieures<br />
et enfin vous devez être suffisamment bon pour faire des etudes supérieures.<br />
Puis, lorsque vous êtes à l’université, vous allez toujours de l’avant, pas à pas, étape par étape<br />
Jusqu’au moment où vous êtes prêt à vous lancer dans la vie professionnelle.<br />
Et lorsque vous arrivez dans ce monde tant attendu…. survient<br />
le combat pour réussir dans votre métier ou dans les affaires<br />
Et là encore, devant vous, semble se présenter une échelle à gravir, quelque chose à atteindre en permanence.<br />
Et puis….<br />
Soudain, vers quarante, quarante-cinq ans, a mi-chemin,<br />
vous vous réveillez et vous vous dites…Et donc ? J’y suis arrivé et je ne me sens pas bien différent.<br />
En fait, il n’est pas sûr que je ne me sente pas un peu abusé.<br />
Parce que, en fait, vous l’avez été.<br />
Vous étiez toujours en train de vivre pour quelque chose qui n’existait pas encore.<br />
Et, comme je l’ai dit, bien qu’être capable de voir l’avenir et de planifier soit d’une grande utilité pour nous….<br />
Il est inutile de planifier le futur qui, lorsque vous y serez, sera alors le présent, et vous ne serez pas dans l’instant. Vous serez dans la planification d’un autre futur qui lui ne sera pas encore arrivé.<br />
Et donc, en agissant ainsi, on est jamais capable de bénéficier et de profiter de nos actions.<br />
On ne vit pas,<br />
à moins de vivre pleinement le moment présent.</p></blockquote>
<p>Voici le texte original avec la voix d&rsquo;Alan Watts dans une vidéo réalisée par <a class="spf-link branded-page-header-title-link yt-uix-sessionlink" dir="ltr" title="Tragedy &amp; Hope" href="https://www.youtube.com/user/tradgedyandhope" data-sessionlink="ei=427CWOb1G4j5cJyAv_gJ">Tragedy &amp; Hope</a>. C&rsquo;est peut-être l&rsquo;origine de l&rsquo;idée du publiciste pour la campagne de Volvo.</p>
<p><iframe loading="lazy" width="1080" height="608" src="https://www.youtube.com/embed/HdqVF7-8wng?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Source de l&rsquo;enregistrement : « Alan Watts &#8211; Eastern Wisdom and Modern Life »</p>
<blockquote data-secret="57HdeZpeNZ" class="wp-embedded-content"><p><a href="http://www.alanwatts.org/audio/">Audio Recordings</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  src="http://www.alanwatts.org/audio/embed/#?secret=57HdeZpeNZ" data-secret="57HdeZpeNZ" width="600" height="338" title="&#8220;Audio Recordings&#8221; &#8212; AlanWatts.org" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>La musique est créée par Dexter Britain « From Truth » dexterbritain.co.uk<br />
Vous pouvez la télécharger en Creative Commons sur :<br />
<a href="http://freemusicarchive.org/music/Dexter_Britain/Creative_Commons_Selection/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://freemusicarchive.org/music/Dexter_Britain/Creative_Commons_Selection/</a></p>
<p>Évidemment dans l&rsquo;image, vous aurez reconnu le chat (grand « chage » parmi les « chages ») de <a href="http://www.geluck.com/geluck.html">Philippe Geluck</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.aiki-mindfulness.com/mindfulness-un-terme-trop-a-la-mode/">Mindfulness, un terme trop à la mode ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.aiki-mindfulness.com">Aiki Mindfulness</a>.</p>
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